Promener son chien…

12967525_1593131164336100_2496024812744419539_oPour beaucoup, promener le chien de la famille est plus une véritable galère qu’une partie de plaisir. C’est d’abord une contrainte, on a pas toujours le temps, ou plutôt, on a pas toujours envie de le prendre. Toutes les excuses sont bonnes. Je suis fatigué, il fait trops chaud, trops froid… C’est aussi un enfer. Il tire comme un âne, aboie sur les gens, sur les autres chiens, part dans tout les sens… On a beau avoir suivi des cours d’éducation canine, durant lesquels le toutou familial marchait au pied comme un commando de marine, en promenade, c’est l’horreur! En plus, il est impossible de le lâcher, il n’a aucun rappel…

Alors, me direz vous, que faut-il faire? Quel est le secret d’une bonne promenade?

Tout d’abord, laissez moi vous dire qu’il n’y a aucun secret, aucune formule magique qui vous permettra de promener votre chien en toute tranquillité!

Commençons par différencier promenade,  et sortie pipi.

Voici quelques synonymes du mot promenade: flânerie, balade, vagabondage… Il n’est pas question de marche, de rythme, de cadence… Une promenade est avant tout un moment de détente. Que ce soit pour le maître ou pour le chien, chacun doit y trouver son compte au risque d’en ressortir frustré. Se promener, ce n’est pas non plus partir pour 2 heures de stress à travers les rues, Médor debout sur les pattes arrières du début à la fin, ou battre la campagne au pas militaire, le chien au niveau du genou et l’œil fixé sur son maître. Ce n’est pas non plus le quart d’heure pipi en faisant le tour du patté de maison. Cela est certes nécessaire, mais pas suffisant. 1/2 heure par jour de détente et de promenade est primordial pour bien détendre son chien. A cela je rajouterais celle du dimanche qui durera plutôt 1h ou 1h30.

La vraie promenade est, à mon sens, celle ou maître et chien peuvent se laisser aller à  un certain vagabondage en toute sérénité et confiance l’un en l’autre. Quoi de plus agréable que de partir à travers champs, sans laisse. Vous me direz que ce n’est pas demain la veille. Et je vous répondrais : « Et pourquoi pas ». D’autres me dirons qu’ils ont trops peur qu’il s’en aille. Effectivement, on n’est jamais 100% à l’abris d’un lapin qui jaillit d’un buisson.

Pourtant, c’est possible. Pour cela, il y a différents domaines qu’il est impératif de travailler dés le plus jeune âge du chien.

  • Le premier est tout simplement le lien. Le lien en tant que relation et non pas seulement en terme d’attachement. Effectivement, un toutou hyper-attaché à son maître a moins de chance de se sauver (quoique sur peur…) qu’un chien plutôt indépendant, mais cela risque de vous poser d’autres soucis au quotidien. Le lien sera ici plutôt synonyme de respect, de confiance, de communication et de coopération. Vous devez connaître parfaitement votre chien et savoir décrypter ses attitudes. Il est pour cela important de passer du temps avec lui. Les jeux, les exercices d’obéissance, d’obérythmée, etc… sont de bons moyens de créer et d’entretenir ce lien. Privilégiez des moments seuls avec votre loulou. Si vous associez d’emblée toute la famille à chaque promenade, les enfants, les discussions et autres activités auront plutôt pour effet de le disperser.

 

  • Le second est l’attention. Il est indispensable d’apprendre, là encore dés le plus jeune âge, à votre chiot à vous porter attention. Vous pouvez le travailler dés les premières promenades en respectant quelques consignes toutes simples. Choisissez d’abord (dans les premiers temps) un parcours parfaitement sécurisé et sans trop de stimulations (autres chiens, animaux, humains, bruits…), détachez votre petit protégé et laissez le vaquer à ses occupations. Evitez de parler pendant la promenade pour qu’il ne puisse pas se repérer à votre voix. Quand il s’éloigne un peu trop, d’une dizaine de mètres, faites demi tour, vous verrez alors la petite boule de poil passer à vos côté comme une flèche. Renouvelez régulièrement l’opération et enchaînez en vous cachant. A chaque fois qu’il reviendra prés de vous récompensez le d’une caresse ou d’une friandise (avec modération) puis laissez le repartir. Profitez en de temps en temps pour raccrocher la laisse quelques secondes et libèrez le à nouveau. Cela vous permettra de le rattacher plus facilement en fin de promenade. Rassurez vous, un chiot en bas âge ne se sauvera pas.  De ne pas vous entendre, votre chiot va devoir se montrer plus attentif sur le plan visuel. Vous le verrez d’ailleurs au fur et à mesure se retourner régulièrement pour vérifier si vous êtes bien là. Changez régulièrement de parcours, cela vous évitera une routine qui l’amènerait à ne plus avoir besoin de vous prêter attention.

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  • Troisième domaine à travailler, l’obéissance. Parfait si le chien se montre attentif en promenade. Mais encore faut-il qu’il sache aussi revenir quand vous l’appelez ou s’arrêter quand vous le lui demandez… Pour cela encore, pas de secret! Pratiquez, pratiquez, pratiquez… D’abord dans votre jardin avec récompense, puis augmentez progressivement la difficulté et récompensez de moins en moins. Votre chien doit d’abord vous obéir parfaitement en laisse et chez vous sans que vous ayez besoins de sortir le pot de knacki ball ou la boite de vache qui rit. Pratiquez également les exercices lors des promenades, mais par petites séquences placées en début et fin de trajet (la promenade doit rester principalement une détente). Travaillez beaucoup le rappel et le pas bouger qui sont des ordres fondamentaux en matière de sécurité, mais ne négligez pas pour autant les autres ordres, assis, coucher, stop, etc…

Les choses se mettrons ainsi en place au fil des promenades. Elles deviendront ainsi de vrais moments de plaisir et de détente partagés. Vous pourrez les agrémenter à votre convenance de petites pauses qui seront l’occasion de jouer, profiter du soleil ou du paysage, de faire quelques clichés… Mais surtout laisser le faire s’il veut se rouler par terre, courir, ne lui demandez pas de venir au pied toute les 5 minutes, uniquement quand cela est utile.

Prenez soin de bien repérer vos nouveaux parcours à l’avance, de connaitre les zones à risques (routes à traverser, présence d’animaux, de promeneurs….) de manière à pouvoir anticiper d’éventuelles surprises.N’oubliez pas que la distance de sécurité est d’environ 50 mètres. Au delà cela deviendra très compliqué…

Pour ceux qui ne sont pas surs,  ou ont encore du mal à lâcher leur chien, utilisez une longe de 10 mètres, que petit à petit vous laisserez traîner sur le sol. Vous n’aurez ainsi qu’à poser le pied pour stopper monsieur Toutou. Enfin, quand vous serez prêt, décrochez et vous verrez. Vous risquez d’être agréablement surpris.

Sur ce, je vous souhaite de magnifiques moments de liberté à travers la campagne…

PS: Quand vous maîtriserez l’art de la promenade, pensez à vous associer à d’autres amateurs. Les balades en groupe sont aussi très enrichissantes et agréables pour maîtres et chiens…

Tony (Feeling Dog)

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